Vente à découvert : la méthodologie
D'où viennent les données de cette section, ce qu'elles mesurent, et ce qu'elles ne peuvent pas mesurer.
Dernière mise à jour : 07/10/2026
D'où viennent ces chiffres ?
De l'AMF, le régulateur des marchés français. Tous les chiffres de cette section, sans exception, viennent de son registre public des positions courtes nettes. Nous n'ajoutons aucune estimation, aucune donnée d'un autre fournisseur, aucun calcul de cours. Ce que vous lisez ici, ce sont des déclarations officielles, regroupées et mises en forme.
Qu'est-ce que vendre à découvert ?
Vendre à découvert, c'est parier sur la baisse d'une action : le fonds emprunte des titres, les vend au prix du jour, et compte les racheter plus tard moins cher pour les rendre. Si le cours baisse, il gagne la différence. S'il monte, il perd. C'est une pratique légale et encadrée, courante chez les fonds spéculatifs.
Pourquoi ces positions sont-elles publiques ?
Depuis 2012, le règlement européen sur la vente à découvert oblige tout investisseur dont la position vendeuse nette dépasse 0,5 % du capital d'une société cotée à la déclarer au régulateur, qui la publie. En France, c'est l'AMF, qui tient l'historique complet depuis 2012.
Une déclaration n'est pas une position
Le fichier de l'AMF est un journal : un fonds redéclare à chaque franchissement de seuil (0,6 %, 0,7 %…), à la hausse comme à la baisse, sans que les lignes précédentes disparaissent. Six déclarations peuvent décrire un seul pari. Nous regroupons donc les déclarations successives d'un même fonds sur une même action en une position : de la première prise déclarée jusqu'au débouclage. C'est la seule maille où « combien de temps » veut dire quelque chose.
L'ampleur d'une position est le plus haut pourcentage déclaré pendant sa vie, pas le dernier : c'est lui qui dit la taille du pari.
Tous les pourcentages sont des planchers
En dessous de 0,5 % du capital, rien n'est déclaré, donc rien n'est visible. Tout pourcentage affiché ici est un minimum : le short réel sur une valeur est toujours supérieur ou égal au chiffre publié. Et une position qui repasse sous le seuil sort des statistiques sans avoir forcément été soldée.
Quand nous additionnons les positions de plusieurs fonds sur une même société, le total reste un plancher, d'où la formulation « au moins X % » partout dans la section.
Qui est qui ?
Les fonds sont identifiés par leur code LEI (l'identifiant international des entités juridiques) quand il est disponible, les sociétés par leur code ISIN. Deux orthographes d'un même nom ne comptent donc pas pour deux. Quand un même nom de société recouvre plusieurs ISIN (changements de cotation, lignes multiples), les positions restent comptées séparément par valeur.
Comment le temps cumulé est calculé
Le « temps cumulé » additionne la durée de toutes les positions déclarées, y compris quand elles se chevauchent : deux fonds engagés le même mois comptent chacun leur durée, et ce mois compte donc double. C'est voulu : la grandeur mesure une pression, pas un calendrier. Un an de temps cumulé peut correspondre à un fonds resté douze mois comme à quatre fonds restés trois mois chacun. Pour savoir depuis quand une valeur est visée sans interruption, c'est la frise année par année qu'il faut lire, pas ce total.
Ce que ces chiffres ne disent pas
Une position vendeuse n'est pas une prédiction fiable de baisse, ni une accusation contre la société visée : c'est l'opinion d'un fonds, à un moment donné, avec ses propres contraintes. L'histoire récente compte autant de paris gagnés que de paris perdus. Ces pages décrivent la pression vendeuse déclarée, rien de plus.
Pour vérifier une ligne précise, le journal brut des déclarations reste consultable, paginé et filtrable.
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